Bio et bien-être animal
Dans notre pays, la plupart d’entre nous sont de fameux carnivores. En oublierait-on que derrière chaque tranche de jambon, chaque steak, chaque blanc de volaille se cache un animal qui a plus ou moins bien vécu ? Bien-être ou souffrance ? Qu’en est-il des animaux élevés selon le cahier des charges bio ?
Françoise et Jean-Pierre Pierret-Deom sont installés à Orgeo où ils élèvent de la Blonde d’Aquitaine en bio depuis 7 ans. On ne s’improvise pas agriculteur bio, disent-ils clairement: il nous a fallu assimiler patiemment les techniques qui permettent de respecter l’animal et l’environnement. Chacune de nos vaches dispose de plus d’un demi-hectare; elles sont toujours en liberté, même quand elles rentrent à l’étable. Nous avons choisi une race qui vêle et s’élève toute seule : ici, pas de césarienne systématique comme pour le blanc bleu belge. Un quart d’heure après sa naissance, le veau va seul au pis ; en conventionnel, il faut souvent traire la mère et donner le lait en biberon, quand on ne se tourne pas vers la poudre de lait ! En bio, il y a ainsi moins de maladies et nous perdons moins de veaux aussi. Peut-être parce que nos vaches et nos taureaux sont exclusivement nourris à l’herbe. Parfois aussi, nous donnons des céréales bio cultivées sur une partie de nos terres.
Heureux comme un cochon bio ?
Les porcs bio eux aussi bénéficient de conditions exceptionnelles de bien-être. Un porc adulte bio a droit également à 2,5 fois plus d’espace que son cousin non bio. L’éleveur doit en outre lui garantir un espace en plein air où il doit pouvoir fouiller la terre. Il existe malheureusement encore trop peu d’élevages de porcs bio en Wallonie.
Si vous voulez savoir où sont situés les éleveurs bio en Wallonie, vous pouvez consulter la base de données sur le site de Bioforum Wallonie
Article Biozine 2005



